Mercredi 13 juillet 2011 3 13 /07 /Juil /2011 12:50

Le-crocodile-photo-exterieur.jpg

Trente ans après, je suis retourné au Crododile avec Jany, à l’occasion d’un bref séjour à Paris.

Denise Garcin, l'âme de ces lieux, n’est plus là. Celle qu’on appelait affectivement Adée est décédée en 2009, juste avant Noël.

André, son serveur attitré, l'avait quittée beaucoup plus tôt, il y a une quinzaine d’années, et sa Bentley, toujours mal garée, n’encombre plus depuis longtemps les trottoirs du Boulevard Saint-Michel. L’image de ce gentleman excentrique, à l’allure de majordome anglais, vêtu d’un costume trois-pièces suranné, subsiste pourtant sur une esquisse tracée au crayon, perdue sur un coin de mur, parmi les affiches de cinéma jaunies par le temps.

Jany-au-Crocodile.jpgLe décor n’a pas changé. On retrouve le même éclairage tamisé, le long comptoir en bois sombre, l’alignement multicolore de bouteilles, et les écritoires d’écolier en guise de tables. Le Crocodile, l’élixir qui a donné son nom au bar, figure toujours en bonne place sur la liste manuscrite de trois-cents cocktails écrite de la main d’Adée, même si le Rio Grande a la préférence des jeunes d’aujourd’hui.

Ali, le fils adoptif et spirituel de Denise, a repris le flambeau et préservé l’atmosphère de ce lieu intime et convivial qui a vu défiler tant de générations d’étudiants, à la sortie de leurs cours du soir, entre Panthéon et Sorbonne.Eric au crocodile-copie-1

J’ai passé une soirée chaleureuse, inoubliable, dans ce bar exigu, tout en longueur, et si propice aux rencontres. Il m’a seulement manqué le craquement des disques vinyles qu’Adée jouait sur sa platine, un son que la musique d'un ordinateur ne reproduira jamais. Comme mes années étudiantes, les notes des Stones, des Doors ou de Dylan se sont définitivement envolées.

Si vous allez à Paris, n’oubliez pas de réserver quelques heures au Crocodile. Vous y serez bien accueillis ! Le bar est idéalement situé près du jardin du Luxembourg, au 6 rue Royer Collard.

En attendant, vous pouvez toujours relire les pages du Refuge d’Iparla qui immortalisent le souvenir de cet établissement d'exception et chargé d’histoire.

Par eric mailharrancin
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Vendredi 24 décembre 2010 5 24 /12 /Déc /2010 11:23

LES PROCHAINES CONFERENCES SUR LES BASQUES PENDANT LA GUERRE DE 14-18

 

Le vendredi 28 janvier au musée Bonnat de Bayonne à 15 h.

Sur invitation de l'Université du temps libre de Bayonne.

 

Le vendredi 23 mars à 19 h à la Mairie de Saint-Jean-Pied de Port

Sur invitation de l'association des Amis de la vieille Navarre.

 

LES TRAVAUX D'ECRITURE  EN COURS

 

J'ai terminé le manuscrit d'un roman qui est une suite du Refuge d'Iparla, mais qui pourra se lire de manière indépendante.

Intitulé provisoirement : le temps des trahisons.

Pour des raisons personnelles, je ne transmettrai pas ce manuscrit à l'éditeur dans l'immédiat. Sa publication éventuelle est donc reportée à une date indéterminée.

 

J'ai entamé un travail d'archivage sur les Basques pendant la guerre de 1939-1945.

Mon objectif est de faire un roman sur cette période.

Si vous possèdez des documents personnels pour aider mon travail de recherche, je suis vivement intéressé, notamment sur les thème suivants:

- Les historiques du 18e RI et du 49e RI en 1939 et en 1940

- Les mouvements de résistance, notamment en Soule

- La collaboration au quotidien

- Le camp de Gurs

J'espère concrétiser mon projet dans deux ans.

Par eric mailharrancin
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Samedi 27 novembre 2010 6 27 /11 /Nov /2010 20:37

  Suite à l'excellent article publié par Véronique Fourcade dans le journal Sud-Ouest du 11 novembre 2010, un lecteur qui a connu Chiquito de Cambo a transmis à la journaliste, un émouvant témoignage que je me permets de rapporter ici intégralement.

 

    

 La vie m'a permis d'approcher Chiquito de Cambo vers la fin de sa vie, entre les années 1939 et 1945.   Cela se passait à Saint-Jean-de -Luz, alors qu'il promenait sa solitude, oublié de tous, dans son appartement de la rue Augustin Chaho, plus précisément au premier étage de la maison " Etxe Xurri "

Il occupait vaguement un emploi à la "Défense Passive" et était chargé, notamment lors des alertes aériennes,  de vérifier si l'éclairage des maisons était bien camouflé.

 J'étais alors  âgé d'une quinzaine d'années et, bien sûr, nous avions tous entendu parlé des exploits de ce personnage hors du commun, autant par sa stature que par son courage pendant la 1ère Guerre Mondiale. 

 Souvent, je bavardais avec lui et lui demandais s'il avait bien utilisé son fameux gant pour lancer des grenades vers les tranchées allemandes.

Je le vois encore , plissant ses yeux malicieux sous son éternel béret,  me répondre brièvement, car ce n'était pas un bavard .

 -  Oui, Ttikia,  .....c'est ce qu'on dit .

J'aurais aimé en savoir davantage, mais il restait énigmatique.   Discrétion ? Volonté de laisser s'installer une légende ? Modestie ?   Je ne sais pas  et ne le saurai jamais .

 

Ce témoignage ne répond pas à la question soulevée, je le sais.

Personnellement, je pense qu'il a au moins tenté de le faire.  techniquement c'était possible.

L'a t-il fait une fois, dix fois, je l'ignore.

Peut-il faut-il garder intacte cette légende dont il se moquait éperdument, car elle n'ajoutait rien à sa gloire.

 

Voilà ma modeste contribution à la suite de votre article.

 

Ernest Morin

 

Par eric mailharrancin
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Samedi 3 juillet 2010 6 03 /07 /Juil /2010 12:00

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Le vendredi 26 mars, j'ai répondu à l'invitation de à l'invitation de l'association Uhaina d'Hiriburu pour animer une soirée consacrée à la guerre de 14-18 au Pays Basque.

Je remercie Jakes Dassance, président de l'association Uhaina, qui a présenté la soirée et les intervenants, le Maire Alain Iriart et ses adjoints qui m'ont réservé un très bon accueil et mis a ma disposition la salle de la Mairie qui se prêtait parfaitement au déroulement de la conférence.

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Près d'une centaine de personnes a assisté à la la soirée.

Comme précédemment à Biarritz, j'ai présenté un diaporama illustrant la vie des Basques au front et à l'arrière pendant toute la durée du conflit. Cette conférence a bénéficié de la participation d'intervenants de qualité.

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Jean Béhotéguy de Villefranque a présenté la tenue complète du soldat d'infanterie de la guerre de 14-18.

Marko  a réalisé une remarquable animation graphique pendant la conférence. Tout le monde attend avec impatience la sortie en 2011 du première album de sa série de bandes dessinées "Les godillots" qui aura la guerre de 14-18 pour toile de fond.

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Patrick Franchessena a dégagé une grande émotion en interprétant la Chanson de Craonne qui rend hommage aux sacrifiés du Chemin des Dames et aux soldats mutinés qui ont refusé de repartir au front à la suite de la désastreuse offensive Nivelle.

DSC02641.jpg

La prochaine conférence est prévue début août au salon du livre de Biarritz

 

 

 

Par eric mailharrancin
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Dimanche 24 janvier 2010 7 24 /01 /Jan /2010 17:16
chiquitotranchée
chiquitopilotari






La photo de gauche tirée du site www.cambolesbains.com est un portrait de Joseph Apestéguy, dit Chiquito de Cambo, né le 20 mai 1881 à Cambo, l’un des plus fameux pilotari de l’histoire de la pelote basque. Enrôlé comme grenadier pendant la guerre de 14-18, il aurait emporté son chistera comme porte-bonheur. Une légende (pas vérifiée sur le plan historique) raconte que Chiquito utilisait son chistera pour propulser les grenades vers les tranchées ennemies.

 

La photo de droite trouvée sur le site www.altearmee.de par Alain Dubois, est tirée d’une revue allemande.

Le commentaire de la photo précise en allemand : « Grenadiers français qui se préparent à l’attaque d’une tranchée ennemie. Ils portent un casque d’acier et un gilet pare-balles, et sont armés de grenades à main et de bombes. L’un deux porte une faux à couper en bandoulière. »

 

Je pose une question simple à tous les visiteurs de ce blog et vous pouvez m’adresser votre réponse en commentaire : le grenadier porteur de ce mystérieux instrument sur la photo de droite est-il Chiquito de Cambo ?

 

Noter que Chiquito a 36 ans en 1914, il y a donc dix ans d’écart environ entre les deux photos.

 

Personnellement, je suis enclin à répondre par l’affirmative pour les raisons suivantes:

- Le regard et l’expression du visage sont similaires.

- Le port altier et la façon de poser pour la photo sont les mêmes.

- L’instrument en bandoulière s’apparente plus à un grand chistera qu’à une faux.






Par eric mailharrancin
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